Cyber PAX ! Ou comment s’affranchir du contact humain. (Pire… le remplacer)

par Philippe Jacut, , mise à jour

Reportage en direction des possesseurs de : cell phone, mobile PDA, Blackberry, smartphone, iPhone qui souhaitent être paperfree, contactless et vivre à l’heure de l’eboarding.

Pratiquement toutes les compagnies intérieures et internationales américaines utilisent l’eboarding (enregistrement et carte d’accès à bord électronique). Citons quelques autres « majors » mondiales plutôt pionnières en la matière : Air Canada, Air France, British Airways, Qantas.

Qu’est-ce qu’une carte d’accès à bord électronique ? Vu par Air Canada… qui nous dit :
Lors de votre prochain enregistrement, entrez votre adresse électronique ou votre numéro de téléphone cellulaire, afin de recevoir une carte d’accès à bord électronique sur votre téléphone cellulaire ou votre téléphone intelligent (y compris BlackBerry et iPhone) pour les vols admissibles.

Mise à jour (20/06/2013) : Air France propose dans sa nouvelle application mobile l’enregistrement par téléphone portable.

Une carte d’accès à bord électronique est une image de code à barres bidimensionnel, envoyée à votre appareil mobile, qui contient tous les détails de votre vol. Il s’agit de la version électronique de la carte d’accès à bord d’Air Canada qui vous est remise à une borne libre-service à l’aéroport ou au moment de l’enregistrement en ligne.

La carte d’accès à bord électronique vous permet de franchir le contrôle de sûreté sans devoir vous soumettre aux formalités et de monter à bord de l’appareil, sans carte papier!
Vous préférez une carte d’accès à bord papier ? Vous n’avez qu’à sélectionner cette option lorsque vous vous enregistrez en ligne ou à vous rendre à une borne d’enregistrement libre-service à l’aéroport pour obtenir une copie papier de votre carte d’embarquement, si vous en avez besoin.

Pour Air France, une vidéo

Capture d’écran 2013-06-09 à 22.50.26Et mon passeport ? Bien sûr, il est aussi électronique et vous utiliserez le PARAFE…
PARAFE est un service qui vous permet de passer les frontières plus rapidement et de manière autonome.
Grâce à votre passeport et votre empreinte digitale, bénéficiez d’une file dédiée et gagnez du temps au départ et à l’arrivée…
Pour les détenteurs d’un nouveau passeport biométrique français, il n’y a plus besoin d’inscription au préalable.
Pour tous les autres passeports, l’inscription est gratuite et immédiate.

Et mes bagages ? Là il faudra imaginer l’aéroport de demain… on est au stade des essais.
Les Smartphones et tablettes électroniques basés sur la technologie NFC, c’est à dire la Technologie de communication de proximité (quelques centimètres) pourraient donner aux voyageurs la possibilité d’enregistrer les bagages en une seule manipulation.

Ceci à condition que des capteurs NFC donc, soient déployés dans tout l’aéroport.
Cela simplifierait au maximum les formalités d’enregistrement et pourrait même permettre aux compagnies aériennes d’avoir un suivi des passagers dans leurs déplacements à travers l’aéroport et de gagner ainsi en efficacité… finies les annonces « La petite Josiane est attendue par ses parents gate 22 ! »

L’étiquetage permanent des bagages : la radio-identification (RFID) est progressivement mise en œuvre pour créer des étiquettes permanentes reconnaissant les informations relatives au programme de fidélisation auquel est rattaché le passager. (source Tourmag.com)
Cela permet de suivre son bagage à travers tout l’aéroport jusqu’à ce qu’il soit chargé dans l’avion, puis déchargé une fois arrivé à destination.
On pourra ainsi disposer d’informations en temps réel sur le convoyage des bagages – un service particulièrement appréciable en cas de problème. En bref le rêve !

Mon œil ! Nous touchons à un point encore plus sensible : l’IRIS ! Comment ça fonctionne ?

Eye_iris

En 1987, ce sont deux ophtalmologistes (Aran Safir et Leonard Flom) et un universitaire (John Daugman) qui ont élaboré un procédé pour l’identification basé sur l’iris. Breveté en 1994, ce procédé arrive donc après la lecture de la rétine. Contrairement à la rétine, l’iris est visible de l’extérieur. La plupart des experts en sécurité pensent que le contrôle d’accès biométrique est la solution idéale. Extrait d’un forum je cite : « Quelles sont les choses à faire et à éviter pour que l’arrivée aux Etats-Unis et la rencontre avec les douaniers américains se passent pour le mieux ? »

Les choses à éviter sont de ne pas se pointer actuellement avec un œil de verre, une main en moins car ils prennent les empreintes des 10 doigts et la photo des iris !

Conclusion, plus besoin de papier, une puce s’attache à vous et à votre bagage, votre œil et vos empreintes seront vos atouts physiques et vous pourrez vous sentir totalement libre de vos mouvements dans les aéroports… A moins que tout ces « gadgets » ne vous transforment définitivement en HUBOT ou (human robots)* !!

Ah ! je vois que certains se demandent (Florian) si je ne délire pas. C’est vrai, j’ai été frappé par la série suédoise sur ces robots (diffusion Arté) mais voila ma réponse finale (extrait de Air Journal du 4 juin 2013) :

Pour faciliter le flux des passagers et les guider à travers les couloirs de l’aéroport de Genève, ses gestionnaires testent en ce moment un robot dans le hall de distribution des bagages.

Baptisé RobbI, ce robot est en fait un écran tactile placé sur un socle à roulettes et se déplace dans l’aéroport pour accompagner les passagers. Comment fonctionne-t-il ? Le passager tape sur l’écran tactile la destination qu’il souhaite: les toilettes, le distributeur de billets le plus proche ou encore la station de bus ou de taxi… Une fois la destination validée, le robot se met en marche. Il ne reste plus qu’à le suivre pour arriver à destination. Pendant le trajet, l’écran affiche en temps réel la distance entre le voyageur et la destination.

« Il sait où il se trouve et où il doit aller. Pour l’instant, nous sommes l’unique aéroport au monde à nous être dotés d’un pareil prototype. Etant donné qu’il s’agit d’un projet très expérimental, il est pour l’heure prématuré d’en chiffrer le coût», commente Bertrand Stämpfli, porte-parole de l’aéroport de Genève, dans les colonnes du journal La tribune de Genève. Et d’ajouter : « Ce prototype a nécessité six mois de travail, relève Bertrand Stämpfli. On espère qu’il va tenir ses promesses. L’idée n’est toutefois pas de remplacer l’humain. »
Allez on fait connaissance ? on le regarde sur aeronewstv ?

(Ah bon ?) CQFD !

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A propos de l'auteur Philippe Jacut

leoline

Ex cadre international à la retraite fana des avions commerciaux et des aéroports - 70 pays visités 100 compagnies prises et 100 types d'avions utilisés... 800 h de vols lâché sur 25 modèles avions privés planeurs et ULM...