Le crash du MH17, les suites…

par Benjamin Antoine, , mise à jour
MH / MAS

Le 17 juillet, une nouvelle  catastrophe touchait le transporteur malaisien, un Boeing triple 7 assurant la liaison entre Amsterdam et Kuala Lumpur disparaissait des écrans radars à 50KM de la frontière ukrainienne. Rapidement après l’annonce de l’accident, le monde diplomatique s’enflamme avec l’annonce que l’appareil aurait pu être abattu par un missile «sol-air».

Après s’être illustrée dans une communication catastrophique lors du précédent crash, la direction de la compagnie a essayé de ne pas commettre les mêmes erreurs en s’exprimant dès le lendemain de l’accident via une conférence de presse, mais aura tout de même mis près de 40h à mettre en ligne la liste complète des nationalités des passagers.

L’enquête sera-t-elle rapide ?

Même si les autorités ont la certitude qu’il ne s’agit pas d’un accident classique, l’enquête sera probablement longue et délicate.

Une zone étendue

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Selon l’agence de presse Reuters World, des morceaux de corps humains auraient été retrouvés à plus de 15KM du lieu du crash confirmant une explosion de l’appareil à haute altitude.

Un accès délicat


Selon Le Monde, vendredi, les premiers observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe sont arrivés  sur les lieux d’impact du MH17. Un porte-parole de l’OSCE a déclaré :

« Malheureusement, notre tâche a été rendue très difficile. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons rencontré des hommes armés qui se sont conduits de façon très impolie et nullement professionnelle. Certains semblaient légèrement ivres. »

« Le site du crash est très étendu et il pourrait dépendre de plusieurs groupes. Les corps, dont certains présentent déjà des signes de décomposition, n’ont pas été déplacés, mais les biens retrouvés ont été empilés comme pour une « exposition »,

Après la réunion en urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU, la mise en place d’une enquête indépendante a été demandée. Ce matin, le «groupe de contact» comprenant l’Ukraine, la Russie et l’OSCE ont trouvé un accord garantissant une zone de sécurité sur 20KM.

Des indices effacés

The Syndey Morning Herald

Une des premières étapes après la recherche de survivant est la mise en place d’une zone sécurisée. D’après les vidéos, l’épave a été visitée par bon nombre de civils et de personnes en tenues militaires, on pouvait les voir exhibant des objets, passeports appartenant aux victimes.

Les dernières informations

17h10 : Selon BFMTV, le Gouvernement Ukrainien accuse les rebelles prorusses de s’accaparerdes preuves.

17h21  : Le ministre des transports malaisien annonce » La tour de contrôle a demandé de descendre à 3300 pieds ( environ 1000m).»

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A propos de l'auteur Benjamin Antoine

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Ancien personnel navigant commercial (steward) sur court, moyen et long courriers, je garde une passion pour l'aérien.