Businesswings pour Tegel.

Avis de AirNapoleon sur le vol Germanwings 4U8407 entre Paris Charles De Gaulle et Berlin Tegel du 30/01/2016 en Business
AirNapoleon 4U / GWI CDG / TXL
Cet avis relate une expérience vécue il y a plus de 3 ans. Les notations ne sont pas utilisées pour le calcul de la note globale.

Vol Paris-Berlin en Business avec Eurowings opéré par Germanwings. On s'y perd un peu dans les nouvelles marques pour les vols moyens courrier hors hub, mais quel que soit le nom on est clairement chez Lufthansa. C'est à dire en Allemagne.

Enfin pas tout de suite : il faut d'abord aller jusqu'en salle d'embarquement 6 du terminal 1 de CDG, en endurant l'architecture énarchique du camembert, l'affichage giratoire dans le sens contraire des aiguilles d'une montre et surtout contraire au bon sens, et le contrôle sécurité le moins productif que j'ai vécu puisque dans un espace manifestement trop petit, on tasse 29 minutes de queue (prétendument 4 pour la fast-lane mais elle reboucle rapidement dans la masse), une dame très éloquante qui discute avec les hôtesses d'accueil qui sont ses anciennes collègues, et trois scans à l'arrêt parce que tout le monde écoute la dame raconter sa nouvelle vie, puis aide une autre à retrouver sa carte vitale qui s'est glissée sous un tapis. Le quatrième scan est aussi à l'arrêt car durablement fermé, mais on ne s'inquiète pas trop de ce bazar puisqu'il paraît désormais qu'ici les taxes de sécurité aéroportuaire ont financé plutôt des avantages personnels du représentant de l'Etat que le bon fonctionnement qu'il était supposé contrôler.

Passé le fransoziche folklore on rejoint (au sous-sol) le calme et la rigueur de la deutsche relaxation : le salon Lufthansa, ode à l'austérité gris clair et dépouillée. Il y a quand même un peu de charcuterie, de fromage, d'omelette et bien sûr des bières et des wursts.

L'embarquement est méthodique mais le pilote regrettera néanmoins dans son message d'accueil qu'il ait pris quelques minutes de plus que l'optimum. Il faut dire que la dame éloquente l'est toujours, et visiblement elle connaît tout le monde et doit raconter sa vie à chacun.

La business de Germanwings s'appelle Best : ce sont les trois premières rangées de l'appareil, avec plus d'espace pour les jambes et le siège central neutralisé. Elle est séparée de la cabine par un panneau suspendu, ce qui me semble tellement plus propre et intelligent que le rideau des compagnies historiques. Elle est d'un bon rapport qualité prix car - pour le vol ici décrit - l'écart de coût avec le billet le moins cher correspond grosso modo à celui d'un gros bagage en soute (ce qui est mon cas) et d'un menu en vol, auquel elle donne droit. Mais on bénéficie en outre des enregistrement et embarquement prioritaires, de l'accès numéro 1, de l'accès au salon et d'un gain accru de miles&more.

Ça n'a néanmoins pas convaincu la majorité puisqu'on se retrouve à deux à l'avant. Trois si on compte le nounours Napoléon...

Le repas à la carte de Best est une formule pratique et intelligente : choix libre dans la carte payante, d'un sandwich et/ou encas et d'une ou deux boissons. De façon générale, j'apprécie le principe d'une offre élargie payante sur les vols court et moyen courrier, qui permet de mieux répondre aux attentes personnelles des passagers selon les horaires, les goûts et l'appétit. L'avantage ici c'est qu'il ne faut pas sortir la carte - fatalement laissée au fond du sac au fond du rack - pour payer 5 euros, et qu'on dispose de bien plus de choix et liberté qu'avec les plateaux standardisés des business historiques.

Germanwings propose d'ailleurs aussi un tarif Smart qui inclut le menu à la carte sans les autres avantages Best, et bien sûr permet l'achat en vol avec un billet Basic.

C'est déjà l'heure d'atterrir. On arrive à l'heure, comme il se doit, et on ne deboucle sa ceinture que quand le commandant et le signal lumineux le permettent, comme ça se fait ici.

Berlin Tegel n'a rien à envier au Terminal 1 de CDG. Les deux manquent d'espace et ont été conçus pour une autre génération de voyages. On ne s'y attarde donc pas.

En conclusion, si je me permets une comparaison personnelle des low costs lancées par les groupes historiques européens, je dirais que la formule Eurowings/Germanwings permet de supprimer les coûts et usages inutiles (comme la collation imposée sans choix et jetée sans fil), tout en proposant à la carte toutes les options pratiques (bagage-repas-salon-priorité) dont on pourrait avoir besoin, de façon plus personnalisable que Vueling qui a supprimé les coûts mais aussi les services, et plus lisible que Transavia dont l'offre semble pilotée par le bon vouloir des syndicats de pilotes plutôt que par les intérêts des passagers.

Générale
Note globale
3 / 5
Rapport qualité / prix
4 / 5
Au sol
Enregistrement et embarquement
2 / 5
Gestion des bagages
4 / 5
A bord
Confort
3 / 5
Service
4 / 5
Sécurité perçue
3 / 5
Nourriture
3 / 5
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Par AirNapoleon, à propos de Germanwings, , près de France, via son mobile
Mise en ligne par Nicolas, le 1 février 2016, voir la version originale
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2 commentaires RSS Commentaires

leoline a répondu

J adore et j adhere a ce compte rendu... tout est dit et ressenti parfaitement l énarchique architecte s appelle Paul Andreux !! et pour info il a choisit de faire le périmètre du collysee de Rome comme modèle du terminal 1 sauf que les gladiateurs sont les membres d ADP et les pauvres moutons sont les passagers tondus... oui il y a quelque chose qui se passe dans le low cost.

L'auteur de l'avis a répondu

Merci. Je ne savais pas pour les gladiateurs, mais ça ne va pas améliorer mon image de CDG1 !
Et effectivement on se sent bien mouton : si vous faites un commentaire, par exemple sur la signalétique, la compagnie dire que c'est pas elle c'est ADP ; si vous le faites aux hôtesses en orange, elles vous diront qu'elles sont prestataires pas ADP. Bref, il y a certainement des efforts d'amélioration par ADP mais à mon sens mal ciblé (trop d'esthétique et de luxe, pas assez de fonctionnel et pratique)...

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