Air France

le 1 juin 2009 : Air France, Océan Atlantique

Circonstances

Nature Transport de Passagers Intern.
Aéroport de départ Rio De Janeiro Intl
Aéroport d'arrivé Paris Charles De Gaulle
Phase de vol En vol

Pertes humaines et matérielles

Personnel de bord 12 sur 12
Passager 216 sur 216
Total -
Au sol 0
Lors de la collision 0
Dégat sur l'avion Perte Totale

Description de l'avion

Avion Airbus A330-200
Immatriculation F-GZCP
MSN -
Année de construction -
Moteurs -

Description

L'Airbus A330-200 d'Air France a disparu au-dessus de l'océan Atlantique au cours d'un vol entre Rio de Janeiro (Brésil) et Paris (France). L'appareil transportait 216 passagers et 12 membres d'équipage. Il s'est abîmé dans l'océan, tuant les 228 occupants.

Le Vol Air France AF447 avait décollé de Rio de Janeiro à destination de Paris. Trois heures après le décollage, alors que l'appareil survolait l'océan Atlantique, l'équipage a reporté traverser un orage avec de fortes turbulences. Quelques minutes plus tard, le centre d'Air France a reçu un message automatisé en provenance de l'A330 et indiquant une panne des circuits électriques de l'appareil. C'est la dernière information enregistrée en provenance du vol AF447. Six minutes plus tard, l'armée de l'air brésilienne indiquait que l'appareil n'avait pas contacté les contrôleurs comme ceci avait été prévu. Très vite, les recherches pour retrouver l'A330 se sont organisées.

Le dernier contact radio avec l'appareil fut effectué à 01:33 UTC. L'équipage était en contact avec le centre de contrôle de la zone Atlantique (CINDACTA III) lorsqu'il se reporta au point INTOL, estimant une arrivée au point TASIL à 02:20 UTC. INTO est un point de report dans l'Atlantique, situé à 565 km de Natal (Brésil). Le point TASIL est situé à 1228 km de Natal.

A partir de 02:10 UTC, et pendant une période de 4 minutes, une série de messages ACARS a été envoyée automatiquement par l'avion. Ces messages indiquaient d'abord une déconnexion du pilote automatique, puis une reversion des lois de commandes de vol en "alternate law" (mode permettant aux commandes de vol de fonctionner lorsque des paramètres d'entrée ne sont plus disponibles ou détectés erronés). Entre 02:11 UTC et 02:13 UTC plusieurs message indiquant des erreurs de l'anémométrie et des systèmes de navigation ont été envoyés. A 02:13 UTC, une erreur des commandes de vol était indiquée. Le dernier message fut reçu à 02:14 UTC, et indiquait une alarme concernant la pression de l'air dans la cabine.

Une analyse préliminaire des conditions météos montre que le vol AF447 a traversé trois cellules orageuses : une première, petite, à 01:51 UTC. Une seconde, en train de croître rapidement, à environ 01:59 UTC. Puis un large système convectif multicellulaire de 02:05 à 02:16 UTC.

Les débris identifiés de l'appareil proviennent de l'ensemble des zones de l'avion. Leur examen visuel montre que l'avion n'a pas été détruit en vol ; il parait avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol, avec une forte accélération verticale. L'avion ne s'est donc pas disloqué en vol.

Les enquêteurs ont également déterminé que l'avion était entretenu conformément à la réglementation, et qu'aucun problème technique n'avait été identifié avant le départ. L'équipage n'a envoyé aucun message de détresse, ni aux contrôleurs aériens, ni aux avions environnants, avant l'accident.

L'analyse des conditions météo rencontrée suggère que :
  • De fortes turbulences étaient possible aux périphérie de la dernière formation orageuse,
  • Les images satellites tendent à montrer que l'avion n'aurait pas été confronté à la foudre,
  • Il est possible que l'appareil ait été confronté à une concentration d'eau exceptionnellement forte, mais c'est davantage probable qu'il était dans une zone de cristaux de glace,
  • Si l'appareil volait effectivement au niveau de vol 350 (35000 ft, soit environ 10000 mètres), il était confronté à des températures de -36°C à -41°C. L'eau surfondue est rare en dessous de -30°C, mais s'il est avéré qu'il y en avait, ceci aurait pu aggraver le risque de givrage de la structure, des moteurs et des sondes,
  • Si l'appareil volait effectivement au niveau de vol 350, il était au-dessus de l'altitude à laquelle se formaient les gros grêlons.