Du positif, et du négatif...

Avis de A-PAU sur le vol Iberia IB6252 entre New York Jfk et Madrid du 28/10/2015 en Economie
A-PAU IB / IBE JFK / MAD
Cet avis relate une expérience vécue il y a plus de 2 ans.

Bonjour à toutes et à tous, me revoici pour le premier vol retour de mon voyage à New-York. Avec le vol Iberia 6252.

L'arrivée à l'aéroport se fait par le métro et l'Airtrain. Ce dernier étant rapide et efficace, bien que coûtant 5$ l'aller simple. Notre vol est annoncé au terminal 7, utilisé par les compagnies de l'alliance one world. British Airways est omniprésent dans ce terminal, y compris sur la façade, ou trône un logo de la compagnie.

L'entrée du terminal est grande et lumineuse, malgré la pluie et la purée de pois qui est tombée sur New-York ces dernières heures. Notre vol est indiqué à l'heure. L'enregistrement n'étant pas indiqué, il faut chercher les comptoirs de la compagnie. Les écrans au-dessus des guichets les indiquent et on retrouve la marque de British Airways sur tous les murs du terminal.

Chez Iberia, on adore mettre 4 personnes sur un même comptoir, en laissant les 4 autres fermés. L'un enregistre patiemment et froidement les bagages, tandis qu'une autre, qui doit enregistrer les passagers, un frappé Starbucks à la main, parle avec les deux autres, et a le regard dans le vide sur l'écran de son voisin. Lors de notre tour, l'employée sera partie et le monsieur, qui a l'air déprimé nous présentera toutes ses excuses pour le comportement de la "princesse". C'est direct, ça donne une idée de l'ambiance sur l'escale de New-York.

Ceci étant dit, on nous donne nos billets, et notre bagage est enregistré. Notre siège du jour est à la rangée 42. En théorie ce devait être le dernière rangée de l'appareil, mais j'apprendrais plus tard que nous avons changé d'avion.

Le terminal est plutôt bien agencé, tout l'enregistrement se fait dans une grande pièce, avec le contrôle de sûreté au centre.
Autant l'enregistrement était... Compliqué... Autant celui-ci est réalisé dans le plus grand professionnalisme et avec le sourire.

La zone dutty-free du terminal 7 est très grande, et propose une vingtaine de boutiques (restaurants inclus). Les parties dédiées à l'attente sont situées devant les portes, qui elles mêmes sont regroupées par deux, et éparpillées dans le terminal.

Notre embarquement est initialement prévu à 20h55, porte 6. À 20h50 on apprend qu'il est retardé de plus de 40 minutes... Le problème c'est que la plupart des passagers sont déjà debout, et que la salle d'attente a 50 places uniquement. C'est au final dans la chaleur et le stress que l'embarquement commencera, à 21h35, heure de départ prévue initialement.

On a vu l'équipe de l'enregistrement, et on découvre notre équipage, où il y a quelques tensions entre PNC. Mais nous re-découvrons le personnel de l'escale au sol. C'est une des personnes qui discutait à l'enregistrement qui se charge de faire les annonces, en espagnol rapide et incompréhensible, et en anglais-espagnol, rapide et tout autant inaudible.

Les priorités et groupes d'embarquement seront respectées... comme on peut; il y a le comptoir de scan, où passent les passagers des groupes, entourés par des barrières Iberia où une autre personne vérifie juste le groupe d'embarquement de tous les 400 passagers qui se tassent contre cette ouverture. Tout cela ne marche pas, la personne n'arrive pas à vérifier les groupes, les autres (aux comptoir) ont définis des règles bien précises pour que chaque comptoir ait un seul groupe d'embarquement. Seulement aucun passager n'est au courant et tous sont redirigés vers les autres queues une fois qu'ils arrivent au comptoir. De plus, il y a une autre attente dans la passerelle, dont le climatiseur a du visiblement tomber en panne.

Arrivée dans notre avion, un A340-600 avec comme immatriculation EC-LFS, qui a 5 ans. Il est équipé de la nouvelle cabine business, où le couloir est trop petit pour faire passer un bagage sans accro, les sièges-lits en ont d'ailleurs quelques marques. La cabine éco est moderne bien que sobre, trop sobre peut-être. Elle est propre et dotée d'IFE. Le personnel nous accueille avec un beau sourire carton-pâte.

On repousse avec 50 minutes de retard, les lumières en cabine sont baissées et la démo de sécurité sera faite sur les écrans, et manuellement pour les issues de secours. Les écrans collectifs diffusent l'image de la caméra de la dérive, jusqu'à la fin du décollage. C'est bien, ça console ceux qui n'ont pas de hublots, mais c'est anxiogène pour d'autres.

On roulera un moment avant de décoller, quelques annonces sont faites pour souhaiter la bienvenue mais aucune excuse ni explication sur le retard.

Décollage pas très poussif, à mi-piste. La montée se fera rapidement et les ceintures pourront être détachées au bout d'une dizaine de minutes.

Le siège est assez fin mais confortable. L'espace pour les jambe est un peu juste pour un vol de 7h, mais je n'avais personne devant, donc je n'ai pas été dérangé par un siège incliné. Leur inclinaison est bonne, et on a droit à une têtière réglable en hauteur et rabatable sur les côtés, l'oreiller fourni par IB est confortable, mais pas la couverture, si on appelle un bout de tissu une couverture... Il fait froid dans cet avion ! Entre les sièges il y a des prises, qui permettent de vraiment recharger ses appareils (pas seulement les empêcher de se décharger).

L'IFE est moderne et propose bien plus que des films; musique, jeux, géovision, séries TV, mais aussi des infos sur la compagnie, sur les correspondances et le menu. La navigation est compliquée car elle se fait comme sur une tablette (glisser les éléments) alors que le système est trop lent. La qualité de l'image est excellente, et la taille de l'écran satisfaisante.

Le repas arrivera après 1h de vol, alors que la moitié de la cabine dort déjà. J'avais descendu le catering de la compagnie à l'aller, eh bien rassurez-vous, c'est pareil au retour. Le plateau est composé d'une entrée, d'un plat d'un dessert et d'un fromage. Les légumes sont secs pour l'entrée, le plat chaud sent la fumée. Le gâteau, lui, sera plutôt bon, mais assez spongieux. Au niveau des boissons le choix est large, ça vaut mieux car on ne vous sert qu'un verre de tout le repas, alors que si vous voulez du "café" vous pouvez en prendre deux fois, remarquez, personne n'en voudrait au sol. Le plateau est servi avec des vrais couverts... Aux anciens motifs de la compagnie...

Les plateaux seront ramassés un peu tard, et il restera 4h45 avant notre arrivée à Madrid, au programme, rédaction de cet avis et repos. Les lumières sont éteintes en cabine.

Au beau milieu de la nuit, une personne à eu un mauvais moment, panique dans la cabine, car 4, puis 8 personne crient et appellent un médecin, les PNC ne tardent pas à arriver, et s'occuperont du passager pendant une trentaine de minutes, la cabine se rendort progressivement. On peut encore souligner le professionnalisme des PNC de ce vol, qui règlent vite et bien une situation, avant qu'elle ne dégènere. Ils devraient former les équipes au sol, la note serait meilleure. Il faut rajouter qu'il semble y avoir quelques tensions entre les PNC de ce vol, sourires carton-pâte, conversation de types "oui... C'est bon, je l'ai fait {moi}!". L'hôtesse qui était en face de moi sur son siège de structure au décollage donnait vraiment l'impression qu'elle n'aimait pas ce vol.

Le repas du matin se compose d'un croissant fourré au jambon et au fromage, d'un muffin, de bonbons aux fruits et d'un mini Twix. Le tout servi dans une boite en carton avec une boisson froide. La qualité est passable et la quantité reste (encore) dans la moyenne. Les lumières ont été rallumées doucement 15 minutes avant le repas.

L'approche de Madrid commencera quelques minutes plus tard, les PNC demandent à tout le monde de réouvrir les hublots. Les IFE diffusent un diaporama sur les correspondances et une pub pour le site Iberia de vols aux enchères, et les écrans collectifs la caméra

Atterrissage et freinage excellents, on n'a senti aucun des deux.

Le roulage s'effectuera rapidement, et le débarquement aura lieu en U68, avec deux passerelles. Côté ponctualité, il y a eu 30 minutes de retard, ce n'est pas très grave, surtout pour un vol aussi long. Contrôle des passeports rapide, prochain vol pour Bilbao dans 4h.

En conclusion, ce fut un vol avec des points positifs et négatifs. D'un côté, on note une vraie montée en gamme au niveau du confort, ce qu'on reprochait à Iberia, qui a opéré jusqu'en septembre dernier des avions sans IFE et avec des sièges très anciens vers New-York, certains avis le rapportent sur le site. De l'autre, on a une désorganisation totale au sol, avec un personnel qui reste froid, et trop discret en vol, sur un vol de 8h, deux verres c'est un peu juste.

La transition est toute faite pour parler des repas, point sur lequel la compagnie devra, je l'espère améliorer. Après, à 397€ l'aller/retour, on trouve difficilement mieux.

Générale
Note globale
3 / 5
Rapport qualité / prix
4 / 5
Au sol
Enregistrement et embarquement
1 / 5
A bord
Confort
5 / 5
Service
3 / 5
Sécurité perçue
4 / 5
Nourriture
2 / 5
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Par A-PAU, à propos de Iberia, , près de Horgues, Midi-Pyrénées, France, via son mobile
Mise en ligne par HappyFlight, le 3 novembre 2015, voir la version originale
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  • New York JFK T7
  • Hall de l'aeroport
  • Hall d'enregistrement
  • Comptoir Iberia sur fond de british.
  • Photos du vol #5
  • A340-600 immatriculé EC-LFS - Nouvelle Livrée
  • Intérieur de la cabine, climatisation à fond (fumée de condensation sortant des bouches)
  • Bye bye america!
  • Plateau repas
  • Plat principal.
  • Photos du vol #11
  • Couverts
  • IFE
  • Leg room floue
  • Petit déjeuner
  • Petit déjeuner (ouvert)
  • Pendant l'approche, diffusion des correspondances et du plan du terminal. Petit bug puisque...
  • Photos du vol #18
  • Photos du vol #19
  • Caméra extérieure
  • Ancienne livrée (penchée...)
  • Le carrosse
  • Madrid T4 Satellite

2 commentaires RSS Commentaires

HappyFlight a répondu

Bonjour A-PAU,

Merci beaucoup pour ce 21ème avis !

Effectivement, il y a certains vols où l'ambiance entre PNC peut généralement être assez mauvaise. Il suffit d'un Chef de cabine "méchant" pour casser l'ensemble du vol.

Je me rappel d'un très long courrier que j'avais fait comme PNC.
L'ambiance à bord était vraiment mauvaise (à cause d'un mauvais duo CC / CCP) et une fois à l'arrivée je vais à la gare pour rentrer chez moi. Là je croise deux passagers du vol. Ils me disent " Pourquoi l'équipage était tellement de mauvaise humeur ? Heureusement que vous étiez dans notre zone pour compenser" .

Moi, ça m'a fait super plaisir, car effectivement je trouvais que le CC était un vrai bip...

Vous avez déjà d'autres vols de prévus ?

Encore merci pour votre fidélité :)

L'auteur de l'avis a répondu

Bonjour, et merci pour votre commentaire

En effet, une mauvaise ambiance s'installe vite... Après ce qui m'étonne, c'est que c'était plus ou moins le cas pour le vol aller, et visiblement d'autres avis rapportent qu'il y avait une certaine mauvaise ambiance chez les PNC sur le long-courrier d'Iberia. Dommage car on garde plus facilement l'image d'un mauvais équipage que celle d'un bon.

Deux vols sur AF sont prévus la semaine prochaine!

Bonne fin de journée.

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