Plus de passagers que de place

Avis de Sophie229 sur le vol Air Côte d'Ivoire entre Abidjan et Cotonou du 23/08/2016 en Economie
Sophie229 HF / VRE ABJ / COO

Voici ce qui se passe en 2016 chez Air Côte d'Ivoire.

Mardi 23 août, j'ai un vol Abidjan Cotonou à 19h40. Je suis un des premiers passagers à enregistrer mes bagages à 17h. Je monte en salle d'embarquement en attendant l'appel pour le début de l'embarquement.

Quand l'embarquement commence aux environs de 19h30 une file de passagers se constitue sauf que lorsque les cartes d'embarquement sont scannées certains passagers sont mis sur le côté car le scanner émet une "lumière rouge" et on leur demande d'attendre sans explications.

Mon tour arrive et une lumière verte s'affiche, je suis la dernière dans la file et on me laisse accéder au bus pour aller à l'avion. Jusque là tout va bien pour moi et Air Côte d'Ivoire demande à la quinzaine de passagers restant de rentrer chez eux car il n'y a plus de place sur le vol, sans excuses, sans dédommagement ni hébergement pour les passagers qui ne vivent pas à Abidjan. Ils ont juste été mis sur le vol du lendemain.

Pour ma part, j'arrive sur le tarmac avec la dernière vague de passagers, nous commençons à monter dans l'avion quand une passagère qui était une amie s'est fait refusé l'accès à bord car étant un "passager lumière rouge" qui a quand même réussi à monter dans le bus.

Je demande des explications sur son cas quand les agents d'Air Côte d'Ivoire me demandent de monter dans l'avion ce que je fais.

Arrivée à l'intérieur de l'avion le commandant de bord me demande de patienter car d'autres passagers sont dans le couloir. Au bout de quelques minutes, il me dit nous avons 3 passagers en plus sur le vol, nous ne pouvons pas décoller, on va devoir vous débarquer vous aussi et demander à des volontaires de descendre. Je refuse et aucun des passagers ne veut descendre non plus. Le responsable Air Côte d'Ivoire demande à un père et ses deux enfants en bas âge de descendre. Ce dernier refuse. Le responsable appelle la police pour me faire débarquer de force et trouver une solution pour les deux autres passagers qui doivent descendre. Ça a duré près de 2 heures. Un passager volontaire a fini par descendre et personne d'autre n'a accepté. Ils ont été obligés de faire descendre un PNC (steward) pour pouvoir attribuer une place à un mécanicien d'avion qui n'était pas prévu sur le vol à la base. Entre temps la police était arrivée pour escorter deux ministres et des personnalités dans l'avion.

J'ai donc été soulevé de force par la police qui m'a fait descendre de l'avion. Ils ont descendu mes deux baggages de la soute. Mais mon bagage à main est resté dans l'avion car en montant une personne m'a aidé à le porter. Je demandé à pouvoir le récupérer. Les membres d'équipage ont dit qu'ils allaient me le descendre mais jusqu'à ce que l'avion ne parte ils ne l'ont pas sorti et ont refusé de me laisser remonter le prendre sous prétexte qu'ils n'étaient pas sûr que je redescendrais s'ils me faisaient remonter dans l'avion. Mon passeport, mes medicaments et mon argent sont donc partis à Cotonou et j'ai été conduite à la police de l'aéroport, escortée par les policiers qui m'ont fait descendre de force de l'avion avec l'autre passager qui était sur le tarmac et qui a pu prendre en photos toute la scène.

Air Côte d'Ivoire m'a dit qu'ils chercheraient mon bagage à main arrivé à Cotonou et m'ont mis sur le vol du lendemain. Heureusement que j'avais ma carte d'identité avec moi pour repartir le lendemain. Je suis rentrée à Cotonou le lendemain car ils m'ont changer mon billet sur la compagnie Asky.

Comme pour les passagers refoulés dès la porte d'embarquement, ils n'ont pas voulu me loger à l'hôtel, mais le responsable de la police les a convoqué et a exigé que Air Côte d'Ivoire prenne en charge mon hôtel et ma restauration et m'achète les médicaments dont j'avais besoin, étant drépanocytaire et épileptique. Ils n'ont pas accepté de prendre les médicaments mais m'ont logée et nourrie, il était minuit passé.

Voici comment les passagers sont traités par Air Côte d'Ivoire et des agents de l'aéroport m'ont dit que ce n'était pas la première fois que cette situation se produisait. J'ai déposé une plainte contre Air Côte d'Ivoire pour m'avoir débarquée de force alors que j'étais déjà dans l'avion et pour avoir perdu mon bagage à main avec mon passeport à l'intérieur.

Je laisse ce message car les compagnies aériennes en Afrique se foutent des passagers qui en général ne connaissent pas leurs droits et ne font presque jamais de réclamations quand ce genre de situation se produit. J'espère que mon témoignage servira à faire changer les choses chez Air Côte d'Ivoire car ils sont la seule compagnie à faire des vols direct Cotonou-Abidjan en ce moment.

Générale
Note globale
1 / 5
Rapport qualité / prix
3 / 5
Au sol
Enregistrement et embarquement
1 / 5
Gestion des bagages
3 / 5
A bord
Confort
2 / 5
Service
1 / 5
Sécurité perçue
2 / 5
Nourriture
3 / 5

Photos du vol

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Par Sophie229, à propos de Air Côte d'Ivoire, , près de Le Bosc, Hérault, France, via son mobile
Mise en ligne par Nicolas, le 31 août 2016, voir la version originale
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